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TITRE
Le journal Web de l'Opérette et de la comédie musicale
EDITORIAL
La décennie 2000 : Un nouvel Espoir

Hier soir, dans un feuilleton très populaire, un jeune homme proposait à la très jolie héroïne de cette série d’assister à une représentation de la Belle Hélène à l’Opéra de Marseille. Sa réponse m’a beaucoup surpris : « Oui, j’adore l’Opérette….je connais beaucoup d’airs, je les chantais avec ma mère ». Retournement de situation ? L’opérette, le genre vieillissant et kitch des années 1990, aurait-elle acquis une autre image ?


La décennie 2000 a commencé à changer l’image du genre. Déjà, le renouveau de la comédie musicale française, esquissé depuis 1998, y est pour beaucoup. Un nouveau public, souvent très jeune, s’est rué au Palais des Congrès et dans les Zénith pour assister aux Dix Commandements, à Roméo et Juliette, au Roi Soleil et plus récemment à Cléopatre ou à Mozart Opéra Rock.


Dans un genre plus traditionnelle, la direction de Jérôme Savary à l’Opéra Comique aura permis de revoir pendant d’assez longues séries de représentations les inusables Vie Parisienne, Périchole ou Veuve Joyeuse et aussi d’apprécier le retour de la Mascotte ou des Trois Valses.


Autre onde de choc, la nomination de Jean-Luc Choplin au Châtelet. La direction précédente avait déjà ouvert le Chatelet au lyrique léger avec les splendides Belle Hélène et Grande Duchesse du duo Minkowski/Pelly. Mais coup de théâtre, 2006 voit le retour triomphal du Chanteur de Mexico, certes dans une nouvelle version contestable, mais dans une production à grand spectacle que Le Châtelet n’avait pas connu depuis trente ans et avec une distribution sans égale. L’heureux directeur accentue ses programmations suivantes en proposant Véronique puis des comédies musicales américaines traitées comme des opéras. Le résultat est là et Les Misérables, The Sound of Music et My Fair Lady sont de véritables événements.


Une compagnie d’excellents musiciens se sont épanouis en proposant de redécouvrir dans un premier temps des Offenbach puis tout un répertoire oublié des années folles : Les Brigands. Suite au Ta Bouche de Maurice Yvain, jouée aussi bien à Paris qu’en Province, Les Brigands donne une nouvelle jeunesse à Toi c’est Moi, Arsène Lupin et maintenant Phi-Phi. Succès qui se poursuit au dans le laboratoire de l’Athénée chaque année.


Les théâtres privées se mettent tout doucement à la comédie musicale avec beaucoup de goût. Le Théâtre de la Porte Saint-Martin offre aux Parisiens un magnifique Chantons sous la Pluie. Le théâtre Comédia, ex Eldorado, propose de nombreuses adaptations de comédies musicales comme Un Violon sur le Toit qui a été nommée au Molière du spectacle musical en 2006. Plus près de nous, Grease, Fame ou Hair reviennent à Paris et attirent un nombreux public. Le Théâtre Antoine a la surprise de présenter une adaptation de la Vie Parisienne qui va faire avec succès le tour de France. Sans parler de la multitude de petits théâtres qui proposent des reprises ou des créations comme le Déjazet, le théâtre du Vingtième et le nouveau théâtre Marsoulan. On ne peut penser qu’au très beau succès de Chance d’Hervé Dévolder, exemple probant de la vigueur et de l’enthousiasme de la comédie musicale française.


Et puis, grande joie pour tous ceux qui aime le théâtre musical, le retour de Mogador à ses premiers amours. La réussite du Roi Lion surpasse tout ce que l’on avait pu imaginer et rêver. Trois saisons entières pour un spectacle, ce théâtre n’avait pas vu cette performance depuis Violettes Impériales et les Amants de Venise. Les bons débuts de Mamma Mia suivront-ils la magnifique aventure du Roi Lion ?


Malgré des saisons des plus étriquées et répétitives, la Province se démarque avec l’excellente programmation de Jean-Jacques Chazalet à l’Odeéon de Marseille qui sort des archives les chefs d’œuvres de Charles Lecocq, Edmond Audran, Jacques Offenbach et Claude Terrasse. Sans oublier les festivals qui chaque été proposent des opérettes : Aix-les-Bains, Bruniquel, Lamalou, Festival d’O à Montpellier, Barie, etc…


Enfin, saluons l’arrivée d’une nouvelle génération de chanteurs, sans complexes, aussi doués pour la comédie musicale que pour l’opérette : Grégory Benchelafi, Fabrice Todaro, Siegfried Bernard, Caroline Géa, Richard Bousquet, Charlotte Filou, Julie Morgane, Karine Gossart, etc….


Cette décennie a connu aussi des échecs (Cindy, Les Demoiselles de Rochefort, Belles Belles, Belles, l’Ombre d’un géant). Cependant, le renouveau du répertoire et du public sont en marche. L’Opérette a commencé a ressortir ses atouts. Espérons que la décennie 2010 sera un moment de reconquête et d’épanouissement de ce genre musical que nous aimons tant.


Jean-François Holvas

Dans l’attente des Misérables du Châtelet, souvenons nous de la création en 1980

Ven 21 Mai - 15:55 par Jef

Dans l’attente des Misérables du Châtelet
Les Misérables à Paris, souvenirs de la création.



Alors que le théâtre du Châtelet s’apprête à reprendre la comédie musicale la plus jouée dans le Monde, penchons nous sur sa création française qui fut elle aussi, à l’époque un évènement.




Pendant l’hiver 1978, Robert Hossein investit le Palais des Sports et présente un spectacle grandiose sur une œuvre de Victor Hugo : Notre Dame de Paris. C’est d’emblée un succès. Les représentations sont à peine terminées que le metteur en scène pense à un spectacle sur les Misérables. Outre Notre Dame de Paris, Robert Hossein a monté auparavant Potemkine et Danton et Robespierre devenant l’apôtre de grands spectacles populaires au Palais des Sports.

A la différence de ses spectacles différents, Robert Hossein s’adjoint une équipe musicale transformant le drame de Hugo en comédie musicale. Le duo Claude Schönberg et Alain Boublil qui avaient créé en 1974 une Révolution Française dans ce même espace puis à Mogador, vont travailler avec Jean-Marc Natel sur ce spectacle.



Alain Boublil et Jean-Marc Natel exposent leur méthodologie de travail dans le programme de la création : « Une fois le roman découpé en séquences afin de conserver l’essentiel de la trame romanesque, (en fait la fuite perpétuelle de Jean Valjean devant Javert), nous avons construit une parabole fidèle, nous l’espérons, au mouvement du roman et à sa respiration. Nous rêvions de bâtir un roman musical en nous imprégnant des visions de Victor Hugo ».

Dans le même programme, Claude-Michel Schönberg précise ses orientations musicales : « Nous voulons raconter une histoire en musique, une histoire assez forte pour suggérer des émotions simples et sincères. La forme musicale et le chant impliquent une narration forcément emphatique, lyrique. Il fallait trouver un sujet qui se prête à ce lyrisme. « Les Misérables » nous fournissaient un thème rêvé. Un thème ,curieusement, que le théâtre et le cinéma avaient abondamment illustré mais que la musique avait délaissé. Cela nous paraît aujourd’hui incompréhensible. Comment l’œuvre de Hugo, si forte en sentiments nobles, était-elle, jusque-là, ignorée des musiciens, des compositeurs ? « Les Misérables » nous donnaient la meilleure chance d’innover dans un domaine de la musique ou la sélection, née de je ne sais quel dédain, écarte les trop belles histoire. Nous voulions, pourquoi ne pas le reconnaître, nous rapprocher de la forme opéra, c’est à dire écrire et composer un spectacle entièrement chanté, sans tableaux dialogués. Au fond, en empruntant aux courant actuels de la musique, nous souhaitions renouer avec une vieille tradition du spectacle. »


Javert - Jean Vallée


Les premières répétitions commencent début juillet 1980 avec les comédiens. Dans les premiers temps, tous évoluent sur une bande son. Un orchestre d’une trentaine de musicien intégrera les répétitions en septembre. Robert Hossein est la pierre angulaire du spectacle. Il est partout, travaille les lumières, les moindres gestes et postures des acteurs, donne ses idées pour les décors. Tout est réglé au centimètre.

Contrairement à Notre Dame de Paris, il ne fait pas le choix d’un décor gigantesque et figé. Il faut évoquer l’errance de Jean Valjean. Cela entraîne une multiplication de lieux différents que Robert Hossein et son décorateur, Jean Mandaroux, arrivent à surmonter par des praticables et des escaliers qui se déplacent sur la scène. La barricade de la rue de Chanvrerie est imaginée par le sculpteur Francis Poirier. Les lumières sont aussi très étudiées. Hossein en fait aussi des acteurs incontournables du spectacle. Une fois, elles soulignent le relief d’un costume, une autre, elles changent l’expression d’un personnage. Ce spectacle grandiose nécessite 150 répétitions.



Robert Hossein met toute sa flamme dans ce spectacle. Il parle de l’injustice, du désespoir, de bien des choses qui le touchent. Il prend des libertés avec le texte, les personnages, avec la musique qu’il coupe parfois. Claude Fléouter, dans un article du Monde du 14 septembre, relate les propos de Hossein sur la musique : « Quand j’ai écouté pour la première fois l’adaptation musicale de Schönberg et Boublil, cela m’a permis de rêver à des tas de choses qui n’avait rien à voir avec Les Misérables. Et puis la fin m’a fait plaisir. Ces Misérables, c’est une affaire sombre. Ce n’est pas une comédie musicale avec plein feux. Ca ne véhicule pas le bonheur ».

Une comédie musicale allait être créée dans un style que les Parisiens ne connaissait pas jusque là. Et, dès la générale du 16 septembre, c’est un succès complet et la presse en fait écho. José Barthomeuf dans Le Parisien écrit : « Comme un grand timide qui ne trouverait pas ses mots, Hossein nous crache en plein visage des images violentes, burinées à coups de projecteurs, avec toujours et partout ces chaînes qui grincent, qui pleurent, qui ferment les grilles, qui raclent les parquets, qui meurtrissent les poignets, qui arrachent les libertés. Jusqu’à cette tendre Cosette, elle même, enchaînée à un balai trop grand pour elle. Dans les lumières froides, Hossein projette des ombres en haillons, des corps difformes tordus par la douleur, courbés par la craintes, brisés par la misère, mais gonflés de colère et grondants de révolte. »


Cosette - Fabienne Guyon


Claude Fléouter dans le Monde du 24 septembre souligne que Claude-Michael Schönberg n’a pas composé une musique seulement constitué d’airs mais une partition qui « épouse les sentiments, les émotions fortes de l’Histoire, qui imbrique les actions, accélère le temps, dramatise ou ironise ». Chacun reste sous le charme de la troupe de comédiens-chanteurs. Ce spectacle voit les premiers pas de Rose Laurens, de Gilles Buhlmann et de Fabienne Guyon que l’on reverra dans bons nombres de comédies musicales et d’opérettes. De la musique, les couplets de Fantine et de Gavroche vont vite devenir célèbres.

« Les Misérables » commençaient ce 16 septembre 1980 une carrière mondiale, reprise avec le succès que l’on connaît dans une nouvelle version à Londres en 1985. Cependant, pour beaucoup de spectateurs, « Les Misérables » du Palais des Sports en 1980 resteront dans les souvenirs plus comme un spectacle de Robert Hossein que la comédie musicale que l’on connaît. Son retour en France a lieu en 1991 à Mogador et il faudra attendre mai 2010 pour les revoir de nouveau à Paris.


Robert Hossein, Maurice Barrier et le public lors de la générale

Distribution

Les Misérables

Livret de Alain Boublil et Claude-Michel Schönberg
Musique de Claude-Michel Schönberg
Textes de Alain Boublil et Jean-Marc Natel
Arrangements de John Cameron

Direction musicale : Jean-Michel Defaye
Mise-en-scène : Robert Hossein
Chorégraphie : Arthur Plasschaert
Décor : Jean Mandaroux
Costumes : Sylvie Poulet et Martine Mulotte

Jean Valjean : Maurice Barrier
Fantine : Rose Laurens
Javert : Jean Vallée
Cosette enfant : Sylvie Camacho/Maryse Cedolin/ Priscilla Patron
Mme Thénardier : Marie-France Roussel
M. Thénardier : Yvan Dautin
Gavroche : Cyrille Dupont/Fabrice Ploquin/Florence Davis
Eponine : Marianne Mille
Marius : Gilles Buhlmann
Enjolras : Christian Ratellin
Cosette : Fabienne Guyon
M. Gillenormand : Dominique Tirmont
Mme Gillenormand : Anne Forrez

Palais des Sports - 16 septembre 1980



Sources : Programme de la Création : propos recueillis par Lucien Maillard.
Articles de presse du Monde et du Parisien.

Dossier réalisé par Jef.
Tous droits réservés.
© INF'OPERETTE et L'Opérette c'est la fête


Gavroche


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