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Festival d'Aix-les-Bains 2010
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07072010
Festival d'Aix-les-Bains 2010
Le 22e festival d’opérettes d’Aix-les-Bains
Il n'y a pas qu'un seul Aix en France, il y a surtout Aix-les-Bains

Pour sa 22e édition, le festival d’Aix-les-Bains propose quatre semaines d’opérettes du 10 juillet au 2 août. Cette année, après un gala lyrique, les festivaliers pourront déguster au théâtre du Casino trois opérettes : Valses de Vienne, Un de la Canebière et La Fille du Tambour Major. Encore une fois, Pierre Sybil et son équipe artistique font l’évènement avec une reprise attendue du dernier succès de Jacques Offenbach et nous proposent une brochette panachant jeunes artistes et chanteurs habituels de l’opéra, de l’opérette et de la comédie musicale. Gageons que le ce cru sera encore plus satisfaisant que celui de l’année dernière.
Le festival commence le 10 juillet avec un gala lyrique consacré à l’opéra et l’opérette française du XIXe siècle. Frédérique Varda, Emmanuelle Fruchard, Angéline Danel, Stéphane Malbec-Garcia et Marc Souchet s’illustreront dans des extraits de Carmen, Faust, Lakmé, Les Cloches de Corneville, l’Etoile, La Mascotte et la fille de Madame Angot.
Le 17 et 18 juillet, Pierre Sybil met en scène Valses de Vienne, la célèbre opérette montée sur des airs des deux Strauss et créée au théâtre de la Porte-Saint-Martin dans une mise en scène de Maurice Lehmann en 1933. Incroyable succès qui est joué des milliers de fois au Châtelet puis à Mogador et qui bénéficie en Province de nombreuses reprises.

Sabine Revault d'Allonnes
C’est Fabrice Maistre, venant du Centre de Musique Baroque de Versailles, qui reprend le rôle créé par André Baugé. Cet habitué de Rossini et de Mozart a aussi chanté Offenbach (Barbe Bleue, Le Mariage aux lanternes, Pomme d’Api) et Messager (Les p’tites Michu). Sabine Revault d'Allonnes interprète le rôle de Rési. Gabrielle dans la Vie Parisienne à Aix en 2008, elle a chanté aussi Odette de Dédé au festival de Marmande et Missia de la Veuve Joyeuse à Limoge. Quant au rôle créé par Fanely Revoil, c’est Nathalie Fabre qui incarne la comtesse.
Une semaine après Vienne, le festival d’Aix change d’ambiance et nous emmène à Marseille. On ne présente plus cette opérette de Vincent Scotto et chacun de nous à sur le bords des lèvres les refrains des Pescadous ou du plus beau tango du Monde. Pierre Sybil laisse à Fabrice Lelièvre le soin de présenter cet ouvrage.

Grégory Benchenafi
Le trio de femme est composée de fidèle d’Aix : Danièle Dinant, Agnes Pat et Estelle Danière. Le pendant masculin est composé de Pierre Sybil, de Fabrice Lelièvre et de Grégory Benchenafi. Ce dernier, élève de Danièle Dinant, a participé à "La Java des Mémoires" en tournée et à Paris (théâtre Silvia Monfort).
Enfin, le festival d’Aix se termine avec la dernière opérette de Jacques Offenbach. On retrouve Pierre Sybil pour la mise en scène et c’est Bruno Conti qui dirige l’orchestre du festival. Caroline Géa campe Stella épaulée par Anne-Marie Lyonnaz. Franck Vincent, la tête d’affiche du Violon sur le toit au Comédia en 2005, lui donne la réplique ainsi que Sébastien Lemoine et Mathieu Sempere.

Sébastien Lemoine
Direction musicale : Bruno Conti
Mise en scène : Pierre Sybil
Chorégraphie : Fabrice Lelièvre
Stella : Caroline Géa
La Duchesse Della Volta : Anne-Marie Lyonnaz
Claudine : Aurélie Loilier
Monthabor : Franck Vincent
Lieutenant Robert : Sébastien Lemoine
Griolet : Mathieu Sempere
Le Duc Della Volta : Pierre Sybil
Bambini : David Jean
Clampas : Jean-Raphaël Lavandier
1er et 2 août
Mais donnons maintenant la parole à Pierre Sybil, directeur artistique du festival.

Bonjour Pierre Sybil. Acteur, chanteur, metteur en scène, vous êtes aussi le grand organisateur et le créateur du festival d’Aix-les-Bains. Quels ont été les grands moments de ces 22 années de festival ?
Chaque Festival est un grand moment en soi. Bien sur il y a eu la visite de Mady Mesplé qui nous a honoré de son amicale présence, puis Rudy Hirigoyen venu parrainer un Gala Lopez, Rudy déjà bien atteint par la maladie et dont ce fut la dernière apparition publique : un souvenir très émouvant encore dans la mémoire de tous les artistes participant à ce concert. Et aussi, bien sur, lorsqu’à l’issue du 1er Festival en 1989 la municipalité nous a annoncé la reconduction de la manifestation pour 1990… j’ai encore dans les oreilles le cri de joie des participants.
Comment choisissez-vous les oeuvres qui vont être représentées ?
Comme nous sollicitons les spectateurs 4 fois en 4 semaines il faut essayer de diversifier la programmation. En général nous partons sur la base d’une opérette classique (ou Gala), une opérette viennoise, une opérette moderne (1925) et un grand spectacle (souvent un Lopez… taux de remplissage oblige !) mais il peut y avoir des variantes….

Dans les précédentes années, vous avez proposé des versions très originales ou des redécouvertes. On se souvient d’une Route Fleurie avec une partition complète ou de la reprise l’an dernier d’Ignace. Quel va être le challenge de cette année?
C’est vrai que chaque année nous essayons, la direction du Festival et moi-même, de trouver quelque chose d’original. J’ai pris énormément de plaisir à restituer cette version « complète » de la Route Fleurie… il est vrai que j’avais une distribution de chanteurs-danseurs et de ce fait cet ouvrage a pris un grand coup de jeune très apprécié par les spectateurs. Cette année, étant soumis à un taux d’autofinancement sans lequel la survie du Festival serait bien comprise et aussi en regard du manque de curiosité du public pour les ouvrages moins connus, nous ne pourrons nous permettre d’explorer le répertoire oublié et c’est grand dommage car cela fait partie de notre patrimoine national ! Néanmoins je suis très heureux de faire ce Gala sur les Opéras et Opérettes Française du 19ème siècle avec 5 superbes chanteurs et aussi de mettre en scène La Fille du Tambour-Major dans le cadre des manifestations de commémoration du rattachement de la Savoie à La France.
Quelle est la raison d’exister d’un festival d’opérette en 2010 ?
C’est de faire plaisir à un public aimant ce genre musical et, dans l’absolu, d’essayer de faire venir un nouveau public qui ne connait l’opérette que par les références « ringardes » véhiculées dans les médias et le mépris affiché de nos politiques (une certaine partie du moins). Les jeunes spectateurs qui ont « osé » franchir les portes d’un spectacle d’opérette pensant aller au Musée Grévin sont ressortis avec de l’émerveillement dans les yeux et la joie au cœur, tout étonnés d’avoir passé une « super » soirée !

Aix 2009 - Ignace - Fabrice Lelièvre
Vous faites appel à des jeunes talents qui souvent chantent aussi bien l’opérette que la comédie musicale. Comment les repérez-vous ?
J’adore mélanger les genres… le cloisonnement est aussi l’une des causes du vieillissement de l’opérette qui, c’est certain, doit elle aussi évoluer au même titre que le cinéma, l’opéra, la peinture, la sculpture, la mode ou .. ; la gastronomie ! Selon les rôles à distribuer je n’hésite pas à engager des chanteurs d’opéra, d’opérette de comédies musicales ou tout simplement des comédiens issus du théâtre ou de la télévision. Je me déplace beaucoup et vois environ une quarantaine de spectacles dans l’année, tous styles confondus.
Et pour l’année prochaine, quelles surprises allez-vous nous apporter ?
Personnellement, vu les difficultés à intéresser les divers publics composant notre clientèle (car même si nous sommes artistes, nous sommes aussi des commerçants, c'est-à-dire qu’il est de notre devoir de satisfaire ceux qui nous font confiance) , je serais pour élargir la programmation vers des opéra-comique légers, des comédies musicales, voire même des comédies à couplets sans pour autant négliger l’opérette telle que l’attendent ses aficionados… je vais essayer de convaincre mon jeune Président !

Quelle sera votre actualité après le Festival ?
Je dois, en autre, mettre en scène divers ouvrages : La Fille du Régiment et le Baron Tzigane à Lyon, Pas sur la Bouche à l’Odéon de Marseille, Méditerranée à Dole, ma ville natale, qui donne chaque année une opérette depuis 1976 !!!!! Et puis, il y aura peut être autre chose, les saisons se font de plus en plus tard… et bien entendu la préparation d’Aix 2011, préparation qui donne beaucoup de travail.
Avant une rentrée où bien des interrogations se pose sur un certain nombre de saisons d’opérettes en France, comment voyez-vous l’avenir de ce genre que nous aimons tant ?
C’est un peu ce que je vous répondais deux questions plus haut. Il est certain que l’opérette doit évoluer, sinon c’est une mort déclarée. J’ai été optimiste pendant très longtemps, mais je me rend compte que la situation n’est pas brillante. L’opérette est avant tout un art de divertissement et faute de moyens on lui a enlevé progressivement tout ce qui faisait son charme… On y rêve de moins en moins… Plus de ballet, plus d’orchestre « normaux » , des costumes d’entre les deux guerres (c’est moins cher qu’un costume Louis XV), un décor minimaliste (c’est très difficile de rêver devant un fauteuil… même bien éclairé !). Si l’opérette avait bénéficié de l’argent distribué largement à d’autres secteurs, elle serait encore bien vivante. A nous d’essayer de trouver la solution qui puisse lui permettre de subsister dans des conditions décentes… De toutes façons, personne ne connait l’avenir !
Merci Pierre Sybil pour cet entretien et bon festival.
Propos recueillis par Jef.
Tous droits réservés.
© INF'OPERETTE et L'Opérette c'est la fête
Il n'y a pas qu'un seul Aix en France, il y a surtout Aix-les-Bains

Pour sa 22e édition, le festival d’Aix-les-Bains propose quatre semaines d’opérettes du 10 juillet au 2 août. Cette année, après un gala lyrique, les festivaliers pourront déguster au théâtre du Casino trois opérettes : Valses de Vienne, Un de la Canebière et La Fille du Tambour Major. Encore une fois, Pierre Sybil et son équipe artistique font l’évènement avec une reprise attendue du dernier succès de Jacques Offenbach et nous proposent une brochette panachant jeunes artistes et chanteurs habituels de l’opéra, de l’opérette et de la comédie musicale. Gageons que le ce cru sera encore plus satisfaisant que celui de l’année dernière.
Le festival commence le 10 juillet avec un gala lyrique consacré à l’opéra et l’opérette française du XIXe siècle. Frédérique Varda, Emmanuelle Fruchard, Angéline Danel, Stéphane Malbec-Garcia et Marc Souchet s’illustreront dans des extraits de Carmen, Faust, Lakmé, Les Cloches de Corneville, l’Etoile, La Mascotte et la fille de Madame Angot.
Valses de Vienne
Le 17 et 18 juillet, Pierre Sybil met en scène Valses de Vienne, la célèbre opérette montée sur des airs des deux Strauss et créée au théâtre de la Porte-Saint-Martin dans une mise en scène de Maurice Lehmann en 1933. Incroyable succès qui est joué des milliers de fois au Châtelet puis à Mogador et qui bénéficie en Province de nombreuses reprises.

Sabine Revault d'Allonnes
C’est Fabrice Maistre, venant du Centre de Musique Baroque de Versailles, qui reprend le rôle créé par André Baugé. Cet habitué de Rossini et de Mozart a aussi chanté Offenbach (Barbe Bleue, Le Mariage aux lanternes, Pomme d’Api) et Messager (Les p’tites Michu). Sabine Revault d'Allonnes interprète le rôle de Rési. Gabrielle dans la Vie Parisienne à Aix en 2008, elle a chanté aussi Odette de Dédé au festival de Marmande et Missia de la Veuve Joyeuse à Limoge. Quant au rôle créé par Fanely Revoil, c’est Nathalie Fabre qui incarne la comtesse.
Direction musicale : Pierre Camier
Mise en scène : Pierre Sybil
Chorégraphie : Fabrice Lelièvre
Rési : Sabine Revault d' Allonnes
La Comtesse : Nathalie Fabre
Pépi : Julie Victor
Strauss Fils : Fabrice Maître
Strauss Père : Jean-Marc Biskup
Léopold : Grégory Juppin
Ebeseder : Patrice Dozier
Gogol : Fabrice Lelièvre
Dreschler : Jean-Marc Almecija
17 et 18 juillet
Mise en scène : Pierre Sybil
Chorégraphie : Fabrice Lelièvre
Rési : Sabine Revault d' Allonnes
La Comtesse : Nathalie Fabre
Pépi : Julie Victor
Strauss Fils : Fabrice Maître
Strauss Père : Jean-Marc Biskup
Léopold : Grégory Juppin
Ebeseder : Patrice Dozier
Gogol : Fabrice Lelièvre
Dreschler : Jean-Marc Almecija
17 et 18 juillet
Un de la Canebière
Une semaine après Vienne, le festival d’Aix change d’ambiance et nous emmène à Marseille. On ne présente plus cette opérette de Vincent Scotto et chacun de nous à sur le bords des lèvres les refrains des Pescadous ou du plus beau tango du Monde. Pierre Sybil laisse à Fabrice Lelièvre le soin de présenter cet ouvrage.

Grégory Benchenafi
Le trio de femme est composée de fidèle d’Aix : Danièle Dinant, Agnes Pat et Estelle Danière. Le pendant masculin est composé de Pierre Sybil, de Fabrice Lelièvre et de Grégory Benchenafi. Ce dernier, élève de Danièle Dinant, a participé à "La Java des Mémoires" en tournée et à Paris (théâtre Silvia Monfort).
Direction musicale : Boris Kapfer
Mise en scène : Fabrice Lelièvre
Chorégraphie : Fabrice Lelièvre
Margot : Danièle Dinant
Francine : Agnès Pat
Marie : Estelle Danière
Malou : Célia Richard
Toinet : Grégory Benchenafi
Girelle : Fabrice Lelièvre
Pénible : Pierre Sybil
[b]Charlot : Patrice Latronche
Bien Aimé des Accoules : [/b]Roby Faivre
Garopoulof : Jean-Marc Almecija
24 et 25 juillet
Mise en scène : Fabrice Lelièvre
Chorégraphie : Fabrice Lelièvre
Margot : Danièle Dinant
Francine : Agnès Pat
Marie : Estelle Danière
Malou : Célia Richard
Toinet : Grégory Benchenafi
Girelle : Fabrice Lelièvre
Pénible : Pierre Sybil
[b]Charlot : Patrice Latronche
Bien Aimé des Accoules : [/b]Roby Faivre
Garopoulof : Jean-Marc Almecija
24 et 25 juillet
La Fille du Tambour Major
Enfin, le festival d’Aix se termine avec la dernière opérette de Jacques Offenbach. On retrouve Pierre Sybil pour la mise en scène et c’est Bruno Conti qui dirige l’orchestre du festival. Caroline Géa campe Stella épaulée par Anne-Marie Lyonnaz. Franck Vincent, la tête d’affiche du Violon sur le toit au Comédia en 2005, lui donne la réplique ainsi que Sébastien Lemoine et Mathieu Sempere.

Sébastien Lemoine
Direction musicale : Bruno Conti
Mise en scène : Pierre Sybil
Chorégraphie : Fabrice Lelièvre
Stella : Caroline Géa
La Duchesse Della Volta : Anne-Marie Lyonnaz
Claudine : Aurélie Loilier
Monthabor : Franck Vincent
Lieutenant Robert : Sébastien Lemoine
Griolet : Mathieu Sempere
Le Duc Della Volta : Pierre Sybil
Bambini : David Jean
Clampas : Jean-Raphaël Lavandier
1er et 2 août
Mais donnons maintenant la parole à Pierre Sybil, directeur artistique du festival.

Bonjour Pierre Sybil. Acteur, chanteur, metteur en scène, vous êtes aussi le grand organisateur et le créateur du festival d’Aix-les-Bains. Quels ont été les grands moments de ces 22 années de festival ?
Chaque Festival est un grand moment en soi. Bien sur il y a eu la visite de Mady Mesplé qui nous a honoré de son amicale présence, puis Rudy Hirigoyen venu parrainer un Gala Lopez, Rudy déjà bien atteint par la maladie et dont ce fut la dernière apparition publique : un souvenir très émouvant encore dans la mémoire de tous les artistes participant à ce concert. Et aussi, bien sur, lorsqu’à l’issue du 1er Festival en 1989 la municipalité nous a annoncé la reconduction de la manifestation pour 1990… j’ai encore dans les oreilles le cri de joie des participants.
Comment choisissez-vous les oeuvres qui vont être représentées ?
Comme nous sollicitons les spectateurs 4 fois en 4 semaines il faut essayer de diversifier la programmation. En général nous partons sur la base d’une opérette classique (ou Gala), une opérette viennoise, une opérette moderne (1925) et un grand spectacle (souvent un Lopez… taux de remplissage oblige !) mais il peut y avoir des variantes….

Aix 2009 - Méditerranée - Flannan Obé
Dans les précédentes années, vous avez proposé des versions très originales ou des redécouvertes. On se souvient d’une Route Fleurie avec une partition complète ou de la reprise l’an dernier d’Ignace. Quel va être le challenge de cette année?
C’est vrai que chaque année nous essayons, la direction du Festival et moi-même, de trouver quelque chose d’original. J’ai pris énormément de plaisir à restituer cette version « complète » de la Route Fleurie… il est vrai que j’avais une distribution de chanteurs-danseurs et de ce fait cet ouvrage a pris un grand coup de jeune très apprécié par les spectateurs. Cette année, étant soumis à un taux d’autofinancement sans lequel la survie du Festival serait bien comprise et aussi en regard du manque de curiosité du public pour les ouvrages moins connus, nous ne pourrons nous permettre d’explorer le répertoire oublié et c’est grand dommage car cela fait partie de notre patrimoine national ! Néanmoins je suis très heureux de faire ce Gala sur les Opéras et Opérettes Française du 19ème siècle avec 5 superbes chanteurs et aussi de mettre en scène La Fille du Tambour-Major dans le cadre des manifestations de commémoration du rattachement de la Savoie à La France.
Quelle est la raison d’exister d’un festival d’opérette en 2010 ?
C’est de faire plaisir à un public aimant ce genre musical et, dans l’absolu, d’essayer de faire venir un nouveau public qui ne connait l’opérette que par les références « ringardes » véhiculées dans les médias et le mépris affiché de nos politiques (une certaine partie du moins). Les jeunes spectateurs qui ont « osé » franchir les portes d’un spectacle d’opérette pensant aller au Musée Grévin sont ressortis avec de l’émerveillement dans les yeux et la joie au cœur, tout étonnés d’avoir passé une « super » soirée !

Aix 2009 - Ignace - Fabrice Lelièvre
Vous faites appel à des jeunes talents qui souvent chantent aussi bien l’opérette que la comédie musicale. Comment les repérez-vous ?
J’adore mélanger les genres… le cloisonnement est aussi l’une des causes du vieillissement de l’opérette qui, c’est certain, doit elle aussi évoluer au même titre que le cinéma, l’opéra, la peinture, la sculpture, la mode ou .. ; la gastronomie ! Selon les rôles à distribuer je n’hésite pas à engager des chanteurs d’opéra, d’opérette de comédies musicales ou tout simplement des comédiens issus du théâtre ou de la télévision. Je me déplace beaucoup et vois environ une quarantaine de spectacles dans l’année, tous styles confondus.
Et pour l’année prochaine, quelles surprises allez-vous nous apporter ?
Personnellement, vu les difficultés à intéresser les divers publics composant notre clientèle (car même si nous sommes artistes, nous sommes aussi des commerçants, c'est-à-dire qu’il est de notre devoir de satisfaire ceux qui nous font confiance) , je serais pour élargir la programmation vers des opéra-comique légers, des comédies musicales, voire même des comédies à couplets sans pour autant négliger l’opérette telle que l’attendent ses aficionados… je vais essayer de convaincre mon jeune Président !

Aix 2009 - La Veuve Joyeuse - Laure Crumière et Mathieu Muglioni
Quelle sera votre actualité après le Festival ?
Je dois, en autre, mettre en scène divers ouvrages : La Fille du Régiment et le Baron Tzigane à Lyon, Pas sur la Bouche à l’Odéon de Marseille, Méditerranée à Dole, ma ville natale, qui donne chaque année une opérette depuis 1976 !!!!! Et puis, il y aura peut être autre chose, les saisons se font de plus en plus tard… et bien entendu la préparation d’Aix 2011, préparation qui donne beaucoup de travail.
Avant une rentrée où bien des interrogations se pose sur un certain nombre de saisons d’opérettes en France, comment voyez-vous l’avenir de ce genre que nous aimons tant ?
C’est un peu ce que je vous répondais deux questions plus haut. Il est certain que l’opérette doit évoluer, sinon c’est une mort déclarée. J’ai été optimiste pendant très longtemps, mais je me rend compte que la situation n’est pas brillante. L’opérette est avant tout un art de divertissement et faute de moyens on lui a enlevé progressivement tout ce qui faisait son charme… On y rêve de moins en moins… Plus de ballet, plus d’orchestre « normaux » , des costumes d’entre les deux guerres (c’est moins cher qu’un costume Louis XV), un décor minimaliste (c’est très difficile de rêver devant un fauteuil… même bien éclairé !). Si l’opérette avait bénéficié de l’argent distribué largement à d’autres secteurs, elle serait encore bien vivante. A nous d’essayer de trouver la solution qui puisse lui permettre de subsister dans des conditions décentes… De toutes façons, personne ne connait l’avenir !
Merci Pierre Sybil pour cet entretien et bon festival.
Propos recueillis par Jef.
Tous droits réservés.
© INF'OPERETTE et L'Opérette c'est la fête
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Festival d'Aix-les-Bains 2010 :: Commentaires
J'ai eu l'occasion de voir des spectacles de Pierre Sybil .. avec toujours du bonheur. Il sait s'entourer d'une formidable équipe tant tecnique que artistique ...
Il fut un temps où une chorégraphe du nom d'Aline Legendre [ qui avait été danseuse au Grand Théâtre de Bordeaux avec Françoise Lacan ( épouse de patchi )] faisait partie d'une troupe de théâtre .. ( je ne me souviens plus laquelle , hélas !) .. Jef connaissez vous cette chorégraphe ? et que devient-elle ???
Bonne journée .. Pierrette .
Il fut un temps où une chorégraphe du nom d'Aline Legendre [ qui avait été danseuse au Grand Théâtre de Bordeaux avec Françoise Lacan ( épouse de patchi )] faisait partie d'une troupe de théâtre .. ( je ne me souviens plus laquelle , hélas !) .. Jef connaissez vous cette chorégraphe ? et que devient-elle ???
Bonne journée .. Pierrette .
Merci Jef, .. Je vais continuer mes recherches .... Amitiès .. Pierrette .
Bel article - Bel interview - Belle iconographie...
Mais (on va encore grincer des dents...) Pourquoi "Opérette moderne (1925)" ???
Si je dis : Cinéma moderne (1925) - Music-Hall moderne (1925)... etc... on va se marrer !
Mais (on va encore grincer des dents...) Pourquoi "Opérette moderne (1925)" ???
Si je dis : Cinéma moderne (1925) - Music-Hall moderne (1925)... etc... on va se marrer !
L'appelation "opérette moderne" se rapporte souvent à l'opérette de l'entre deux guerres. On dit que Albet Willemetz est l'inventeur de l'opérette moderne.
Jef a écrit:L'appelation "opérette moderne" se rapporte souvent à l'opérette de l'entre deux guerres. On dit que Albet Willemetz est l'inventeur de l'opérette moderne.
Oui...
Mais, en 2010, Willemetz est aussi moderne que Mistinguett ou Raimu !
Je ne critique pas ces artistes qui étaient des génies !
Je ne critique pas non plus l'article ni son contenu mais je voulais soulever ce point qui rend le mot opérette vraiment obsolète (d'ailleurs, ça rime !).
Cela ne me gène pas du tout d'appeler cette période l'opérette moderne. C'est communément admis. Et puis, dans les grandes périodes historiques, l'Histoire Moderne couvre la période 1461-1789. Alors.......
Jef a écrit:Cela ne me gène pas du tout d'appeler cette période l'opérette moderne. C'est communément admis. Et puis, dans les grandes périodes historiques, l'Histoire Moderne couvre la période 1461-1789. Alors.......
ça ne me gêne pas non plus, je dirais même que je m'en fous !
1925... Le cinéma sera bientôt sonore... Il parait même que dans une vingtaine d'années, nous pourrons voir les films chez nous !
Je ne devrai même plus sortir pour me divertir !
J'espère vivre assez longtemps pour découvrir toutes ces choses modernes !
Moi c'est le contraire, je ne supporte plus le spectacle chez moi. Les opérettes, les opéras à la télé, cela m'endort. Je n'y éprouve aucun plaisir.
Jef a écrit:Moi c'est le contraire, je ne supporte plus le spectacle chez moi. Les opérettes, les opéras à la télé, cela m'endort. Je n'y éprouve aucun plaisir.
Chez soi, on peut zapper...
Lorsqu'on assiste à un spectacle, il y a eu auparavant un investissement (trajet - prix des places...).
C'est donc différent... Il faut un truc qui "accroche" pour attirer le spectateur.
Ici, à la limite, (si j'avais habité la région), j'aurais pu être intéressé car la distribution des rôles me parait intéressante (artistes venant de plusieurs horizons).
Et encore une fois, j'ai simplement relevé le terme "moderne" (1925).
Il n'y a aucune critique de ma part sur la programmation et le reste !
Dernier spectacle du festival, une pimpante fille du tambour major
Quelle est bien chantante notre Caroline Géa et qu'il est charmant le beau soldat du 1er Empire et distingué président....
Quelle est bien chantante notre Caroline Géa et qu'il est charmant le beau soldat du 1er Empire et distingué président....
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